Article dans Presidency Key Brief

Vient de paraître :
Un article dans Presidency Key Brief, revue destinée à promouvoir les organisations, -les acteurs et les initiatives en matière de Prospective, de Gouvernance et de Développement Durable- qui est diffusée auprès des Chefs d’État et de Gouvernement, des Dirigeants des plus grandes- entreprises françaises et internationales, des leaders d’opinion et des responsables des plus grandes- institutions internationales.

Lu et vu sur le blog de Didier Chambaretaud à propos de TEDx La Défense

Mardi 26 juin 2012
TEDxLaDéfense : colorier le futur

Pour ouvrir la série d’articles que ce blog va dédier à TEDxLaDéfense, voici une première vidéo consacrée au peintre Gil Adamy http://cdn.hubic.me/XqSFUaGVoPgN/BA... http://didierchambaretaud.blogspot.fr/

Exposant quelques unes de ses œuvres, Gil Adamy a participé à l’animation de la pause y rencontrant un vif succès en invitant le public à compléter ses toiles en coloriant les parties laissées en noir et blanc, ce qui est peu courant !

Je reprends ci-dessous le texte du Blog de TEDxLaDéfense :

Dans son travail sur les dérives humaines, Gil Adamy introduit comme des post’it des objets ou des situations en noir et blanc qui sont la base d’une nouvelle « société à colorier® », un espace non fini représentant l’avenir, une société qui reste à réenchanter par les hommes. Par le biais du tableau, il demande aux spectateurs d’entrer en conversation avec leur présent et leur avenir collectif pour répondre à cette question : Quelle société voulons-nous pour demain ?

C’est son concept de la « Société à colorier® » qu’il nous propose et qui participe du mouvement artistique THEartMOVE, regroupant des artistes inspirateurs et créateurs de la transformation du monde. En laissant au spectateur la responsabilité de colorier l’avenir, il souhaite susciter des dialogues, des débats, des conversations. Il nous propose une nouvelle conceptualisation de l’art : « l’Art conversationnel® » pour que chacun puisse co rêver, co dessiner, co inventer le Nouveau monde. Avec l’Art conversationnel, l’Art devient collaboratif, intègre l’autre. La parole circule, l’œuvre devient évolutive.

Pour en savoir plus :

Lors de la préparation de TEdxLaDéfense, Gil Adamy nous (Christine Neveu, Jean David Haddad et moi) a présenté son atelier et ses oeuvres. Impression paradoxale de sérénité de l’atelier de l’artiste face à la puissance et à la violence de certaines toiles. Et toutes sortes d’objets (scrulptures) insolites ... Voici une vidéo qui présente l’homme, son parcours, ses thèmes et son travail :

Gil Adamy - Portrait - Atmosphère - Fréjus long par VideoScopie

En quoi cela nous concerne-t-il ?

N’entrons pas dans un débat sur l’Art et sur son "utilité". J’ai découvert à l’occasion d’une traduction TED une scientifique-artiste Kate Hartman parfois qualifiée de "fumiste" sur le blog de TED. J’avoue qu’il m’a fallu l’effort et le temps de la traduction pour me rendre compte au contraire de l’importance et de l’actualité de son Art. Il faut juste accepter de regarder les choses ... autrement. C’est ce que permet l’Art et TED aussi d’ailleurs. Et avec Gil Adamy, pas besoin de temps de réflexion, la compréhension est directe !

Gil Adamy est un peintre et aussi un ex-publicitaire, également conseil en management. Il a un regard hybride lui aussi qui convenait bien à notre événement. Il a su intéresser nos visiteurs. A l’opposé de ce que prétendent les aigris qui se marginalisent dans les discours catastrophistes et nihilistes de certains blogs que j’ai déjà mentionnés, nous avons ici l’expression d’une volonté de changement au coeur même de "l’Empire du Mal" comme d’aucuns auraient envie de stigmatiser le quartier de La Défense qui nous a accueilli. La symbolique du "Just Do It" ou encore du "Yes We Can" semblent ici bien illustrée.

Observez au passage comment un ancien publicitaire suivant d’ailleurs l’exemple du Pop Art, d’Andy Warhol et d’autres utilise les codes de la société de consommation pour nous alerter sur ce qui inquiète et nous donner le crayon pour redessiner ... une planète !

Je ne sais pas vous mais je trouve que Gil a un petit côté Saint-Ex !

Didier Chambaretaud

Atmosphère, l’œuvre dans l’œuvre

Retombées presse de l’exposition "Atmosphère, l’œuvre dans l’œuvre" à la Visionairs gallery à Paris - Mars-avril 2011.

Relations presse réalisées par Véronique Grange Spahis, commissaire de l’exposition.

Article EXPOREVUE par Véronique Grange-Spahis

"Si un aveugle guide un aveugle, tous les deux tomberont dans un trou". Ne sommes-nous pas tous aveugles, nous qui considérons souvent comme normal ce qui ne l’est pas : l’injustice, l’indifférence, la misère, la souffrance… mal-être et souffrance qui créent la fracture. La métaphore biblique nous concerne aussi : où irons-nous si nous suivons, à tâtons, un guide incapable. Réponse évidente : la chute, non moins symbolique, est inévitable.

L’art permet-il d’agir sur la réalité ?

Artistes témoins de leur temps, Gil Adamy et Louis Bance sont d’abord des voyeurs. Ils ne proposent pas de réponse. Ils rendent compte de ce qui les entoure, dénonçant les dérives de la société. Une façon pour eux de s’insurger contre les dérives de toutes sortes, offrant une vision possible de l’évolution de l’Homme sur sa planète, avec son arsenal de plus en plus dangereux et ses intentions de plus en plus mondialisantes. Gil Adamy peint. Sa démarche de dessinateur de presse campe une situation caricaturale en quelques coups de crayon : son champ de prédilection est l’actualité. Louis Bance, pamphlétaire, réplique en ses mots la portée de cette mise en exergue. En dehors de toute appartenance politique, sociale, ethnique ou religieuse, ce duo croise l’épée pour notre étonnement. "Le regard est un choix. Celui qui regarde décide de se fixer sur telle chose et donc forcément d’exclure de son attention le reste de son champ de vision. C’est en quoi le regard, qui est l’essence de la vie, est d’abord un refus". Amélie Nothomb, Extrait de Métaphysique des tubes.

Gil Adamy est artiste peintre : des toiles dans le mouvement de la figuration libre avec un regard sociétal où l’humour grince. La recherche de Gil Adamy porte sur les dérives humaines, moutonnières, extrêmes, voire fanatiques. Son propos est de mettre en scène le manque de pertinence des hommes, de mettre à nu la folie du monde et son absurdité mortifère. Avec une critique radicale de l’inconscience collective montrée avec humour et dérision, il met en perspective des signes marquant la décadence, la déliquescence, le déclin de notre civilisation plutôt que le contraire.

Louis Bance est poète, scénariste et réalisateur : des textes et des films décalés, à l’humour engagé. Dans ses poèmes formés de deux quatrains, Louis Bance apostrophe le lecteur ou se met en scène, allant sans fin, dialogue entre lui et la société dont il fait partie, reconnaît, vilipende, déteste ce qu’elle peut parfois donner à voir, rejette ce dont on l’incrimine… Non, rien de tout cela, ses stances ne reflètent que l’impression ressentie dans les toiles de Gil Adamy. Louis Bance joue avec les mots et leur sonorité avec panache, envolée lyrique renforcée par les alexandrins. C’est un cri d’amour autant que de souffrance.

Gil Adamy a créé une œuvre picturale sur les dérives et les déviances humaines. Ce regard sociétal s’exprime avec humour et dérision sur la toile. Cette œuvre, et plus particulièrement "Atmosphère", est le point de départ d’une création vidéo de Louis Bance, qui la réinterprète dans un court métrage original "Cui Bono ?" Ainsi "l’œuvre dans l’œuvre" donne naissance à Atmosphère[S]. L’ensemble des toiles de Gil Adamy présentées dans l’exposition sont accompagnées des textes poétiques de Louis Bance. Le concept de "l’œuvre dans l’œuvre", est développé par ces deux sensibilités qui se complètent dans leur expression artistique en touchant des mondes qui se ressemblent et dégagent une atmosphère visuelle très colorée, décalée, subtile et forte à la fois.

La toile "Atmosphère" aborde le sujet de l’écologie avec l’être et le paraître, de leurs implications dans la vie quotidienne, de leurs dangers, mais aussi des moyens de s’en enrichir. Ce sujet est universel et touche chacun de nous dans notre dépendance envers la consommation de biens matériels par rapport à l’idéologie du développement durable.

Le court métrage "Cui Bono ?" fait lui-même partie de ce monde. Avec le thème de l’écologie, il soulève les problèmes touchant à l’être et au paraître, au fond et à la forme. Ce qui ne peut que toucher le spectateur qui, à l’instant où il regarde le film, est lui-même plongé dans ce monde et ne peut s’en échapper. A l’origine, "Cui Bono ?" signifie "c’est dans quel intérêt ?" et le sens de cette expression rejoint "is fecit cui prodest" (cherchez à qui le crime profite, vous trouverez le coupable). Cet axiome peut nous interpeller dans le cadre de l’écologie.

Sous le même titre, les peintures de Gil Adamy et les poésies de Louis Bance se répondent. Dans "Maintien de l’ordre", Gil Adamy part d’un fait divers qui l’a marqué : en mai 2009, en Gironde, six policiers arrêtent un enfant de six ans pour un vol présumé de vélo… L’artiste représente l’enfant menotté encadré par des policiers, eux-mêmes enchainés avec des colliers autour du cou.

En réponse, Louis Bance écrit : "Arrêtez-moi de suite, enchaînez ma conscience Et venez dans un monde où l’irréalité D’un État policier clame à son omniscience : La folie aujourd’hui, c’est la normalité."

A une époque et dans une société où de grands problèmes sont montrés du doigt, leurs œuvres incitent à l’implication et à l’engagement du monde de l’art dans les enjeux environnementaux et sociétaux, recouvrant un champ très large : facteurs de crise liés au système de production et de consommation, crise environnementale avec les changements climatiques ou l’érosion de la biodiversité, cadre conceptuel surtout avec la remise en cause de la dégradation des valeurs politiques et humaines, que ce soit par la justice sociale ou le bien commun.

Pourrait-on dire que les toiles de Gil Adamy sont jouissives ? Ses personnages proches de la bande dessinée nous envoient vers un univers comique, les situations paraissent, au premier abord, cocasses. Leur traitement est enlevé par des coups de pinceaux qui semblent jetés. La première lecture est colorée, ludique et légère, la seconde dévoile l’insondable voire l’intolérable de notre humanité. Message semblable dans le film "Cui bono ?" de Louis Bance, avec cette seule phrase : "La réalité vous est intolérable", qui apparaît sur l’écran. Est-ce un simple commentaire, une interprétation ou un avertissement ?

Le monde n’est pas entièrement à rejeter ou à anéantir pour autant. Pas de jugement de valeur ni de condamnation définitive, même si tout ce qui est relevé peut sembler négatif. Rien n’est d’ailleurs figé dans l’approche de ces deux artistes : Gil Adamy introduit dans ses peintures des objets ou des situations en noir et blanc qui sont peut-être la base d’une nouvelle société à colorier…il nous laisse le choix de contribuer à la création de cet avenir en le coloriant à notre façon…

Et Louis Bance de lui donner la réplique dans ces poèmes en criant : "Réveillez-vous !" "Votre monde illusoire est un carcan de rêve Où vous vivez, éteints, avec les yeux fermés" Extrait de Prison mobile, novembre 2010

Véronique Grange-spahis Paris, Janvier 2011

- Espace culturel Paul Vernet, place Paul Vernet, 83600 - Fréjus, du 11 janvier au 29 janvier 2011
- GMT+7 Gallery, 258 Chaussée d’Ixelles, 1050 Bruxelles, Belgique, du 16 au 27 février 2011
- Visionairs Gallery, 14, rue des Carmes - 75005 Paris, du 15 mars au 30 avril 2011 www.adamy-art.com - www.visionairsgallery.com

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